Owen Pallett + I Come From Pop @ La Maroquinerie 25/01/2010
Posté le 6 février, 2010 à 20:08, par Cécile | Concerts |
Tags: I Come From Pop , Maroquinerie , Owen Pallett
I Come From Pop
Owen Pallett
Vous pouvez lire mon livereport de ce concert ainsi que mon autre chronique d’Heartland chez Indiepoprock.
Crédits photos : Stéphane Rotureau
{ 0 commentaire }
Beach House – Teen Dream
Posté le 29 janvier, 2010 à 9:30, par Cécile | Chroniques de disques, Non classé |
Tags: Beach House , pop

Le jeune Beach House, un soir d’hiver, sort de chez son médecin le sourire grand. Contrairement aux abonnés aux rhumes qui remplissent la salle d’attente, il met un pied devant l’autre l’esprit bien plus léger. On vient de lui annoncer qu’il peut envisager une prise dégressive d’anti-dépresseur., malheureusement assez classique chez un adolescent. Alors bien sûr cela ne se fera pas sans peine, mais le jeune Beach House ne dormira pas cette nuit là, trop content d’admirer l’avenir radieux qui s’offre à lui.
Ce n’est pas ce qui explique que Teen Dream est plus enjoué que Devotion, mais c’est ce que j’aime m’imaginer, même si c’est farfelu. Je n’ai pas trouvé mieux pour illustrer le fait que l’époque sombre et mélancolique semble derrière le groupe. Victoria Legrand et Alex Scally ont mis de la lumière dans leur arrangements, ils ont enduit d’amour leurs claviers. Elle, à la voix suave, lui au jeu de guitare qui rappelle la grêle qui tombe. On retrouve sur ce nouvel album du duo de Baltimore ce son significatif de leur pop aérienne et doucement rêveuse. Il y a tout de même une ombre au tableau, la plupart du temps, et c’était d’ailleurs déjà le cas sur Devotion, leurs morceaux se révèlent sur la fin. Il faut donc attendre un bon moment avant d’entrevoir un dénouement intéressant. De ce fait, malheureusement la mayonnaise ne prend pas sur tous les morceaux. Le plat et sans saveur « Lover Of Mine » se retrouvera au même rayon que l’honnête mais incroyablement lent « Walk In The Park ». Si cette donnée n’avait qu’un mince impact sur Devotion, un disque de bout en bout parfait, elle agace sur Teen Dream et nuit au plaisir qu’il distille.
Le groupe s’impose toutefois un challenge qui offre quelques perspectives intéressantes, il s’emploie à offrir des mélodies rebondissantes et efficaces, ce qui est tout particulièrement réussi dans l’ensemble. Il y a tout d’abord « Zebra » en ouverture, puis le tordu et dissonant « Norway » qui est incontestablement l’un des moments forts de l’album, et le faux-rythme du très joli « Used To Be » (malgré un refrain un peu trop gentillet à mon goût). On prendra un pied intégral sur « 10 Mile Stereo », « Better Times » et « Real Love » pour finir sur un « Take Care » où il ne vous restera plus qu’à allumer un pétard et vous laisser vous engouffrer dans votre canapé.
On ne regrettera au final que le manque de morceaux aux mélodies qui restent gravées en mémoire, et la rapidité avec laquelle on vient à bout de ce disque, pour être complètement comblé. Il manquera aussi parfois un peu de punch dans les rythmiques, des atmosphères qui prennent à la gorge, un soupçon d’innocence. Pour autant, cela serait complètement hypocrite de dire Beach House n’a pas pris d’envergure. Sa discographie est incontestablement à découvrir.
![]()
Sorti le 26/01/2010 chez Sub Pop en version CD + DVD ou LP + DVD. Pour chaque chanson, un clip a été réalisé disponible sur le DVD.
Site officiel de Beach House
Page Myspace de Beach House
[MP3] Beach House – Norway
{ 3 commentaires }
Owen Pallett – Heartland
Posté le 18 janvier, 2010 à 9:26, par Cécile | Chroniques de disques |
Tags: Final Fantasy , Owen Pallett

Décembre 2009, dans les studios de Square Enix, on doit jubiler. Parce que l’ombre qui était faite au plus grand éditeur de RPG de tous les temps, vient d’être chassée. Comme Harry Potter pulvérise Voldemort de sa baquette, la firme via ses avocats a envoyé balader Owen Pallett qui officiait sous le nom de Final Fantasy, une chasse bien gardée dans le monde du jeu vidéo. Owen, a du abandonner son nom d’artiste en hommage à la fantastique série de jeux nippone, pour ne froisser personne. Ceux qui n’ont jamais joué à un Final Fantasy passent à côté de quelque chose de phénoménal, même si je risque d’écorcher l’image de la belle jeune active que certains ont de moi, en rentrant trop dans les détails du gameplay. Je vous renvoie, vers cette définition du RPG dans le milieu du jeu vidéo. Dans ce type de jeu ce qui est totalement extraordinaire c’est de passer des heures à explorer une carte sur le dos d’un Chocobo (sorte de canari géant) à la recherche d’une matéria, d’un objet, ou encore d’une substance lâchée une fois sur cent par un monstre, trouvable dans une grotte, que l’on ne peut battre qu’en niveau 70, avec le bon équipement et les bons co-équipiers. Voilà ce qui me bottait étant adolescente, moi le cerveau, mon frère aux commandes de la manette. Voilà, ce qui a dû lui plaire à Owen. Ce qui nous réunit sans qu’il le sache c’est probablement cet amour pour la musique des Final Fantasy signée par le maître Nobuo Uematsu.
Owen, très ami avec le groupe Arcade Fire pour lequel il intervient régulièrement et bien ami avec le chanteur des Grizzly Bear, est un artiste qui depuis plusieurs années compose. Il ne joue pas, il n’écrit pas des morceaux, il compose. Si je devais vous donner un argument fort pour vous ruer sur sa musique ce serait de dire que ce type est un génie, une sorte d’OVNI dans ce monde musical où 80% de ce que l’on écoute est stéréotypé, aseptisé, sophistiqué. Owen aurait sorti Heartland en 2009 comme cela était prévu initialement, mon top de l’année n’aurait pas fait un pli, seulement voilà, il est perfectionniste. Son père lui donnera le goût pour la musique classique, il composera dès l’âge de 13 ans. Owen aime les garçons et sur Heartland il nous parle de Lewis, possible personnage central, qui revient sur « Lewis Takes Action » et « Lewis Takes Off His Shirt ». Poussant plus loin les limites des opus précédents, Owen fait de Heartland un vrai album concept, où les titres orchestrés forment un ballet harmonieux (« Tryst With Mephistopheles »), par moments lumineux (« Oh Heartland! Up Yours »), parfois apocalyptique ou sombre (« Keep The Dog Quiet »), le tout sur fond de décors épiques et d’envolées instrumentales. A lui seul il invoque chimères électroniques et violons pour livrer un album particulièrement maîtrisé, beau à en mourir auquel il faudrait accorder des semaines pour décrypter tous ses messages. Pallett frôle parfois même la musique de film sur « Flare Gun » ou sur l’incontournable chanson du mois « E Is For Estranged »).
Final Fantasy n’est donc plus, Owen Pallett tel un phénix est réapparu sous un visage plus mature, plus assumé. Finis les masques et déguisements de semi Robin des Bois, il apparaît comme complet, poète moderne dans un corps de jeune élancé à la gueule d’ange. Il est à suivre une fois pour toutes.
![]()
Sorti le 18/01/2010 chez Domino Records. Des exemplaires de Heartland sont à gagner chez Indiepoprock.
Site officiel d’Owen Pallett
Page Myspace d’Owen Pallett, avec l’album en streaming
[A l'écoute] Owen Pallett (ex Final Fantasy) – Lewis Takes Action
Owen Pallett - Lewis Takes Action
MP3 donné gratuitement sur le site de l’artiste contre une adresse email sur le site de Domino Records
{ 7 commentaires }
Ma chanson du jour # 20 Megafaun
Posté le 10 janvier, 2010 à 11:13, par Cécile | Découvertes musicales |
Tags: Megafaun

Je ne voulais pas rester sur la note funeste du décès de Vic Chesnutt. En 2009 je n’ai jamais trouvé le temps de vous parler d’un disque que j’avais énormément apprécié. Ce qui n’a pas plu à tout le monde avec Megafaun c’est avant tout les références évidentes, et le découpage de l’album en plusieurs petits morceaux qui ne sont pas toujours cohérents les uns entre les autres, mais forment un tout envoûtant. Cette mise bout à bout de ces atmosphères musicales m’ont pourtant bercée dans un vrai nid de douceur tout l’automne. « Impressions Of The Past » est typiquement le morceau lunatique, qui transporte et enchante, lors de ses multiples phases instrumentales. Je vous conseille de jeter une oreille à ce très bon album qu’est Gather, Form & Fly. Si j’en ai le temps je vous donnerai la preuve des vertus de ce disque avec une chronique.
A l’écoute : Megafaun – Impressions Of The Past
Megafaun - Impressions Of The PastSite officiel de Megafaun
Page myspace de Megafaun
Quelques mots chez Les Chroniques Du Contingent
{ 4 commentaires }
The courage of the coward, greater than all others
Posté le 26 décembre, 2009 à 12:00, par Cécile | Selon Moi |
Tags: Vic Chesnutt

J’avais préparé un petit billet pour Noël. Sans chanson parce que cela m’aurait pris une heure pour me mettre d’accord avec mes 12 consciences sur le titre à publier, mais j’avais plutôt préparé un billet pour le plaisir de vous souhaiter de joyeuses fêtes. Hier soir dans la voiture avec mes parents, sur le chemin du retour de Lyon pour rentrer sur Montpellier, je voulais prendre des nouvelles du +1 et de son jour de Noël. En regardant mon portable j’avais un SMS du +1, court mais intense : « Vic Chesnutt vient de mourir« . J’avais envie d’hurler, de pleurer, de chanter ses chansons. Vic Chesnutt était un artiste exceptionnel qui va terriblement me manquer et son suicide va me marquer profondément. Alors vous comprendrez que le jour de Noël avait une autre saveur cette année. Puis, à la maison, sous la couette j’ai lu les tweets des blogueurs, plutôt confus, qui annonçaient sa mort, puis uniquement son coma, puis sa mort définitive. Enfant adopté, cloué à un fauteuil roulant suite à un accident à 18 ans, il a grandi en Géorgie dans la ville joliment nommée Zebulon. Il est à mon sens un songwritter passionnant et torturé. On vient de perdre un talent immense, et un folk incomparable.
Ce matin je me suis réveillée avec « Coward » dans la tête. Pourtant, il en avait du courage LE monsieur.
[MP3] Vic Chesnutt – Coward
Vic Chesnutt - Coward









